La Tête de Maure

La Tête de Maure
On peut voir dans la chapelle mortuaire de Pascal Paoli, à Morosaglia, parmi maintes reliques, deux fanions de soie blanche frappés de l'énigmatique " tête de maure" qui constitue le sujet central des armoiries officielles du pays. Les insulaires et les touristes amoureux de la Corse qui collent aujourd'hui cet emblème sur le pare-brise de leur voiture, seraient bien embarrassés d'en fournir une explication. Qu'ils se rassurent, savants et historiens n'en savent pas plus qu'eux.
Parmi le lot des récits incontrôlables, le plus convaincant n'est-il pas celui que rapporte le gardien, du sanctuaire de Morosaglia, aimable jeune homme de soixante-quinze ans à qui il ne faut pas essayer d'en remontrer sur l'histoire de la Corse: C'était au temps où le roi d'Aragon avait des prétentions sur la Corse.
Un complot ourdi contre le souverain, par un des serviteurs maures de la suite, fut éventé par un Corse. Le roi, sceptique, ne se rendit à l'évidence que lorsque le Corse put, sur sa demande, lui présenter, sur un drap blanc, la tête de l'esclave criminel. " En gage de reconnaissance, lui dit-il, ce drap sera désormais le drapeau de ton pays ! "

Et le gardien de la maison de Paoli de faire remarquer la différence qui existe entre les deux fanions. Sur l'un, la tête de Maure porte le bandeau sur les yeux et les boucles d'oreilles, signes de sa condition d'esclave; ce drapeau est plus ancien que le second datant, du temps de Paoli, qui fit supprimer ces symboles d'asservissement: le bandeau est relevé et les boucles ont disparu

# Posté le mardi 22 août 2006 05:25

le trou du diable

le trou du diable
Au temps où Saint-Martin gardait les troupeaux dans les prairies du Niolo, il reçut la visite d'un étranger qui lui demanda d'entrer à son service.
Ce dernier semblait nécessiteux, le saint l'engagea donc, dès la première nuit où il partagea sa hutte avec son domestique, il s'aperçut que celui-ci dégageait en dormant, une forte odeur de soufre.
Le lendemain matin, Martin dit au pâtre qu'il avait deviné sa véritable identité et qu'il ne pouvait le garder à son service.
Le diable entra dans une violente colère. Il s'en alla donc, décidé à rester dans les environs et à faire à Saint-Martin une redoutable concurrence.

Le diable qui sait admirablement déguiser sa méchante personne s'en alla trouver le chef du village du Niolo.
Il lui proposa de lui construire un pont sur le Golo en échange de la propriété d'une âme à choisir dans son village.
Mais celui-ci s'en alla demander conseil à Saint-Martin.
Quelques heures plus tard, le diable réapparut, le chef du village donna son accord mais le pont devait être complètement achevé en une nuit, c'est à dire, avant que ne chante le coq.
Le satanique ingénieur se mit au travail, toute la nuit on entendit près du Golo un vacarme épouvantable, le pont était presque achevé tant les milliers de diablotins appelés par Satan à son aide avaient mis d'ardeur à leur ouvrage.
Au milieu de ces ténèbres enfiévrées par le tumulte infernal, un homme marchait calme et paisible, il contempla le travail exécuté.
Une seule pierre restait à poser. La clé de voûte du Pont.

Alors l'homme sortit de dessous son manteau un coq. Le coq s'étira et se mit à chanter.
Un cris de rage partit des rangs des travailleurs de l'enfer. A son tour, le diable, poussa un rugissement affreux et lança en l'air son outils inutile.
Le marteau alla frapper le "Capo Tafonato", (La montagne trouée) qu'il traversa de part en part.
Et c'est ainsi que fut creusé le trou du diable, à l'instant précis où Lucifer disparut
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# Posté le mardi 22 août 2006 05:20

les bandits d honneur

les bandits d honneur
Les Célèbres Bandits

Théodore Poli (de Guagno), qui fut, sous la Restauration, proclamé chef de bande, prit le titre de "roi de la montagne". La chasse, la pêche, les troupeaux et les secours de leurs familles suffisaient a la nourriture de ses hommes. La constitution qu'ils avaient votée donnait à Poli droit de vie et mort sur tous. Il frappa le clergé de la province d'un impôt proportionnel. C'est contre lui que fut organisé le "bataillon des voltigeurs corses", mais on ne put en avoir raison que par la trahison, en 1827.

Antonmarchi, surnommé Gallocchio, appelé aussi le "seigneur des maquis", d'abord destiné à l'église, fut obligé par son père d'en sortir pour assurer la continuité de la famille. Il devint assassin à la suite de la rupture de ses fiançailles.

Les Bonelli, de Bocognano, dits Bellacoscia (Belle Cuisse), tinrent la force publique en échec de 1848 à 1892 dans leur repaire inviolé de la Pentica où ils recevaient des visiteurs de marque, à qui, dit-on, ils accordaient des sauf-conduits.
Antoine Bonelli avait séduit trois s½urs qui vivaient avec lui. Son fils, Antoine, lui aussi, prit le maquis pour avoir abattu le maire de Bocognano qui avait émis la prétention de reprendre les terres communales de la Pentica.
Après de nombreux autres meurtres commis avec son frère Jacques, leur têtes furent mises à prix, mais on ne put mettre la main sur eux.
En 1892, Antoine Bellacoscia se livra a la justice; acquitté, mais relégué à Marseille, il ne tarda pas à rentrer en Corse. Jacques s'était fait graver au pénitencier de Chiavari un sceau dont il timbrait ses lettres: "L'indépendant Jacques Bonelli, dit Bellacoscia".
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# Posté le mardi 22 août 2006 05:14

che guevara

che guevara
Son entrée en révolution, Ernesto "Che" Guevara la fait le 25 novembre1956, vers 1h30 du matin,en embarquant avec les hommes de Fidel Castro, 82 au total, sur le Granma. Il a 28 ans, un passé de médecin, il est Argentin, et pourtant c'est pour Cuba qu'il va se battre, "hasta la victoria, siempre". En janvier 1959, la partie est gagnée, mais la révolution reste à faire, non seulement à Cuba, mais partout où il faut "allumer deux, trois, plusieurs Viêt-Nam". Le Che tentera d'en allumer un en terre africaine, au Congo, puis un autre en Bolivie.C'est là, le 9 octobre 1967, que se clôt le destin du guerillero heroico, c'est là que commence le mythe du Che.

et mintenent un peu d istoir avec la revolution cubaine:

La Révolution Cubaine



Le 25 novembre 56, aux premières heures du jour, débute l'histoire de la révolution cubaine. Ce jour là, 82 hommes, dont Fidel et le Che, embarquent clandestinement à bord du Granma. Ils quittent le Mexique pour rallier Cuba. Face aux 35.000 soldats de Batista, la stratégie consiste à prendre pied dans les profondeurs du pays, mobiliser les masses paysannes, créer une dynamique insurrectionnelle, et, au final, se saisir du pouvoir. Après une pénible traversée, les guérilleros débarquent le 2 décembre.

Trois jours plus tard, un premier accrochage avec l'armée du dictateur décime presque entièrement le groupe. Le Che est grièvement blessé. La vingtaine de survivants se regroupe dans la Sierra Maestra, une région montagneuse du sud de l'île.

Le 17 janvier 57, l'attaque de la caserne navale de La Plata constitue une première victoire. La population locale commence à sympathiser avec les insurgés. Rendue inaccessible aux forces gouvernementales, la Sierra Maestra entre progressivement en dissidence. En août, le Che prend le commandement d'une partie des forces rebelles. Alarmé, Batista lance une vaste offensive militaire et une prime de 4 000 dollars est offerte pour la tête du Che. Disposant désormais d'une position inexpugnable et appuyés par la population locale, les rebelles décident de quitter la Sierra et de partir à la conquête du territoire cubain. Deux colonnes armées se dirigent vers la Havane. En décembre, l'armée de Batista est définitivement battue. Le premier janvier 59, la Havane est prise. Le lendemain, Santiago tombe à son tour. Cuba change de régime. Le nouveau Conseil des ministres déclare le Che citoyen cubain.

et la fin du "che":

L'orientation communiste qui se définie de plus en plus dans le pays, est en quelque sorte l'oeuvre de l'Argentin. Castro en est le porte-parole. Toutefois, le 3 octobre 1965, surprise... Le Che abandonne ses fonctions dans une lettre d'adieu au peuple cubain. Homme d'action, il explique que '"'sa tâche révolutionnaire est terminée'"' et qu'il part '"'lutter sur d'autres fronts'"', désirant instaurer le socialisme dans le monde. Puis sa disparition après cette annonce est un mystère. Des rumeurs circulent voulant qu'on l'ait aperçu ici et là aux quatre coins du globe. Les médias prétendent à six reprises qu' Ernesto Che Guevara est mort. On apprendra longtemps plus tard que clandestinement il avait tenté de renverser le président Mobutu établit au Zaïre. Ce plan échouant, il retourne en Amérique Latine et organise la guérilla en Bolivie. Avec 27 hommes il obtient quelques succès initiaux, puis l'armée bolivienne diminue progressivement la marge de man½uvre des guérilleros.

Le 8 octobre 1967, tout près de la ville de Santa Cruz, Guevara est capturé et exécuté par le gouvernement bolivien. La mort du héros de la révolution cubaine, a un retentissement à l'échelle internationale. Cependant, de part le monde, révolutionnaires et contestataires ont fait du '"'Commandante Che Guevara'"' le symbole de l'appel à la liberté et à l'anti-impérialisme

# Posté le lundi 21 août 2006 19:56

CORSE : 2 FRANCE : 0

CORSE : 2 FRANCE : 0
27 fevrier 1967,
CORSE : 2 FRANCE : 0 !!!
- "surviveraghju" -


Le 27 fevrier 1967 verra s'écrire une des plus belles pages de l'histoire du football corse.
Ce jour là, l'équipe de France entrainée par le jovial Juste Fontaine est opposée en match amical à une sélection insulaire, dirigée par Pierre Sinibaldi.
En effet, les dirigeants du football français ont décidé qu'une série de matches amicaux opposerait l'équipe tricolore à diverses sélections régionales. Ainsi, la sélection corse allait commencer, puis se serait au tour de la Bretagne, l'Alsace etc...

De plus, en vue de la préparation d'un match important opposant la France à la Roumanie, le sélectionneur français impose à la sélection corse un schéma tactique identique à celui de la l'équipe roumaine. Ghjustu Funtana insiste : "attention, je veux des vrais corses et non une sélection des meilleurs joueurs de l'ile "...

Il ne sait pas encore qu'il vivra la plus grande humiliation de sa vie... Etienne Sansonetti marque d'entrée puis Jean Pierre Serra achève définitivement l'équipe de France...

Les 25 000 spectateurs marseillais chantent alors : "LAISSEZ - LES MARQUER !!! LAISSEZ - LES MARQUER !!!" (sur l'air de "on est les champions").
Puis, déchainée, la foule en délire entame un "ET UN ! ET DEUX ! ET DEUX - ZéROO !!!"
(non là je déconne).

Comme l'a si bien dit Thierry Roland un 12 juillet, "putain c'est l'pied" !!!!

L'équipe de france est stumaguée, humiliée !!! Les dirigeants du football gaulois annuleront la série de matches contre les sélections régionales... Une fois à la risa ça suffit !!!

Notre brave Justo national déclarera, dépité : " si un jour on vous file votre indépendance, vous pourrez toujours espérer jouer un role à l'echelle internationale ! "

Mais on demande qu'à voir Justo ! A l'heure où les iles Féroé, Malte, Chypre, les iles Samoa, Tuvalu ou Vanuatu disputent des compétitions internationales, pourquoi pas nous ??????




LA GLORIEUSE SELECTION CORSE

accroupis, de gauche à droite : Robert Peri, Jean Marcialis, Jean Pierre Serra, Etienne Sansonetti, Angeot Alfonsi
debout, de g. à d. : l'entraineur Pierre Sinibaldi, Jeannot Vincenti, Mario Vescovali,
Paul Orsatti, miss Corse (et miss france par la même occasion),
Francis Rossi, Paul Pariggi, Freddy Gandolfi, Jacky Padovani.

absent de la photo : Jean-Jean Camadini
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# Posté le lundi 21 août 2006 19:48