On peut voir dans la chapelle mortuaire de Pascal Paoli, à Morosaglia, parmi maintes reliques, deux fanions de soie blanche frappés de l'énigmatique " tête de maure" qui constitue le sujet central des armoiries officielles du pays. Les insulaires et les touristes amoureux de la Corse qui collent aujourd'hui cet emblème sur le pare-brise de leur voiture, seraient bien embarrassés d'en fournir une explication. Qu'ils se rassurent, savants et historiens n'en savent pas plus qu'eux.
Parmi le lot des récits incontrôlables, le plus convaincant n'est-il pas celui que rapporte le gardien, du sanctuaire de Morosaglia, aimable jeune homme de soixante-quinze ans à qui il ne faut pas essayer d'en remontrer sur l'histoire de la Corse: C'était au temps où le roi d'Aragon avait des prétentions sur la Corse.
Un complot ourdi contre le souverain, par un des serviteurs maures de la suite, fut éventé par un Corse. Le roi, sceptique, ne se rendit à l'évidence que lorsque le Corse put, sur sa demande, lui présenter, sur un drap blanc, la tête de l'esclave criminel. " En gage de reconnaissance, lui dit-il, ce drap sera désormais le drapeau de ton pays ! "
Et le gardien de la maison de Paoli de faire remarquer la différence qui existe entre les deux fanions. Sur l'un, la tête de Maure porte le bandeau sur les yeux et les boucles d'oreilles, signes de sa condition d'esclave; ce drapeau est plus ancien que le second datant, du temps de Paoli, qui fit supprimer ces symboles d'asservissement: le bandeau est relevé et les boucles ont disparu
Parmi le lot des récits incontrôlables, le plus convaincant n'est-il pas celui que rapporte le gardien, du sanctuaire de Morosaglia, aimable jeune homme de soixante-quinze ans à qui il ne faut pas essayer d'en remontrer sur l'histoire de la Corse: C'était au temps où le roi d'Aragon avait des prétentions sur la Corse.
Un complot ourdi contre le souverain, par un des serviteurs maures de la suite, fut éventé par un Corse. Le roi, sceptique, ne se rendit à l'évidence que lorsque le Corse put, sur sa demande, lui présenter, sur un drap blanc, la tête de l'esclave criminel. " En gage de reconnaissance, lui dit-il, ce drap sera désormais le drapeau de ton pays ! "
Et le gardien de la maison de Paoli de faire remarquer la différence qui existe entre les deux fanions. Sur l'un, la tête de Maure porte le bandeau sur les yeux et les boucles d'oreilles, signes de sa condition d'esclave; ce drapeau est plus ancien que le second datant, du temps de Paoli, qui fit supprimer ces symboles d'asservissement: le bandeau est relevé et les boucles ont disparu

